Au pays des mollahs, l’économie s’est placée au cœur de l’élection présidentielle, dont le premier tour se joue ce vendredi. La levée – partielle – des sanctions internationales a suscité un immense espoir à travers le pays. L’Iran va-t-il poursuivre une trajectoire d’ouverture et de prospérité ou se replier sur soi?

Lors de son élection, il y a quatre ans, Hassan Rohani a hérité d’un pays en crise, qui «vivait depuis vingt ans en quasi-autarcie», souligne un observateur. Les différents trains de sanctions, renforcées par les Américains puis les Européens à partir de 2010, pour empêcher le pays de se doter de l’arme nucléaire, ont asphyxié son économie. En 2012, année où l’UE à son tour a boycotté le pétrole iranien, le PIB s’est contracté de plus de 6 %. «Il y avait des pénuries de produits, il n’y avait plus d’investissement tandis que les capacités de production vieillissaient», résume Seltem Iyigun, qui couvre l’Iran pour l’assureur-crédit Coface depuis la Turquie voisine…

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