Samedi 14 février 2026 a été annoncé à Alger la création d’un Centre d’Arbitrage sous l’égide du Barreau d’Alger et avec le soutien du ministère de la justice.
Cette annonce serait passé inaperçue si elle n’avait pas été accompagnée d’une large conférence internationale sur le thème de l’arbitrage international.
Parmi les thématiques débattues figurait la question suivante :
Dans quelle mesure la soumission d’un État à la juridiction d’un tribunal arbitral international constitue-t-elle une atteinte à sa souveraineté ?
Cette interrogation, au cœur des équilibres contemporains entre souveraineté étatique et sécurité juridique des investissements, a donné lieu à des échanges particulièrement riches.
Notre Managing Partner, Georges Sioufi, intervenant lors de cette conférence, a apporté un éclairage sur cette problématique en rappelant que, dans un environnement économique mondialisé et en constante évolution, les États sont de plus en plus conduits — dans leurs relations avec des investisseurs internationaux, des opérateurs majeurs ou des bailleurs de fonds — à accepter le recours à l’arbitrage international comme mécanisme de règlement des différends.
L’arbitrage n’apparaît dès lors plus comme une renonciation à la souveraineté, mais comme un instrument juridique permettant d’articuler souveraineté, attractivité économique et sécurité des engagements internationaux.


